SOINS ET ÉDUCATION

CONDITIONS À RÉUNIR POUR ADOPTER UN B.A.

ÉDUCATION
SANTÉ
PRATIQUE


ARRIVÉE

Le Berger Allemand est un chien exceptionnel, équilibré, sentimental, mais aussi énergique et sportif. C’est un être doté de sensibilité qui a besoin d’attention et d’échange avec l’humain. Avant de vous lancer dans un projet d’adoption, mesurez bien l’impact que cet acte aura dans votre vie future et assurez-vous d’être en mesure de faire face à toutes les éventualités. Cet être dépendra de vous, qui en serez responsable jusqu’à la fin de sa vie : cela engendrera inévitablement des contraintes.

La présence d’un chien chez vous va apporter des modifications dans votre vie, vous obligeant à vous organiser différemment dans certaines situations. C’est avant son adoption que vous devez vous assurer que vous avez un plan pour gérer chaque circonstance. Ceci, afin de ne pas vous trouver dans l’embarras une fois que l’animal sera dans votre famille, ou pire encore, de finir par l’abandonner parce que vous seriez dans l’incapacité de résoudre un problème.

C’est aussi avant de prendre votre décision d’adoption que vous devez être certain, sans le moindre doute, que chaque humain et chaque animal vivant déjà au sein de votre famille est prêt à accepter le nouveau venu. Si ce n’est pas le cas, reportez à plus tard une nouvelle adoption. Il n’est pas acceptable que vos anciens animaux puissent souffrir d’une présence insupportable pour eux, ni non plus que le chiot doive subir leur agressivité ou qu’il ne puisse pas s’épanouir. Vous connaissez votre famille et vos animaux, vous êtes la personne la mieux placée pour savoir.

Par ailleurs, la force et la puissance du Berger Allemand requièrent une éducation sérieuse pour laquelle quelques minutes par semaine ne suffiront pas. C’est aussi un chien qui a psychologiquement besoin qu’on lui consacre du temps. Renoncez à adopter ce chien si vos exigences professionnelles impliquent que vous êtes absent presque toute la journée, cinq jours sur sept ou si vos obligations familiales occupent tout votre temps.

Avoir la responsabilité d’un animal occasionne immanquablement des dépenses et vous aurez à prévoir un budget pour y répondre. Globalement, les frais réguliers comprennent : l’alimentation, les frais vétérinaires et l’achat de produits et articles de soin. On peut estimer que cela représente approximativement 65,00 € par mois, soit environ 780,00 € par an. Par ailleurs, vous devrez disposer de moyens suffisants pour être prêt à assumer les imprévus, s’il arrive qu’au cours de sa vie votre chien se blesse ou tombe malade.


SON ARRIVÉE ET SON INSTALLATION CHEZ VOUS

PRÉPARER SON ARRIVÉE

Afin d’accueillir votre chiot dans un contexte favorable, il est important de bien préparer son arrivée.

PRÉVOIR L’ENSEMBLE DE SES CONDITIONS DE VIE

Différents aspects de sa vie doivent être planifiés :

ACCESSOIRES NÉCESSAIRES

Quelques accessoires vous seront nécessaires pour organiser la vie de votre chiot. Ci-dessous, une liste qui pourra vous aider à prévoir ce dont vous aurez besoin :

– Le chien doit toujours avoir de l’eau fraîche et propre à sa disposition.

– Nos chiots sont élevés aux croquettes Royal Canin German Shepherd Puppy. Nous vous donnerons un « kit chiot » lorsque vous viendrez chercher votre chiot : il contient un petit sac de cet aliment, mais qui ne durera que quelques jours. Il contient également une gamelle en inox.

–Son lieu de couchage doit être un coin tranquille où il peut se reposer. C'est son refuge, cet endroit est sacré pour lui : vous devez l'y laisser en paix et ne jamais laisser ni enfants ni personne investir cet espace.

– Prévoir un à deux types de brosses et de peignes pour chien.

– Du sérum physiologique peut convenir pour le nettoyage des yeux et des oreilles. On peut également trouver chez le vétérinaire des lotions plus spécifiques.

– Il est très difficile de retirer les tiques convenablement sans un tire-tique.

– Le collier et la laisse vous seront nécessaires pour les sorties.

– Les jouets stimulent votre chiot, ils lui permettent de se dépenser, de s’occuper et contribuent à son éveil et à son bien-être. Ils pourront également contribuer au partage d’épisodes de jeu et d’échange, moments indispensables pour créer des liens avec votre chien.

– La caisse de transport le protège et le rassure durant le voyage. Elle est, par ailleurs, obligatoire pour des raisons de sécurité routière. Si vous devez en acheter une, il peut être judicieux de la choisir suffisamment grande pour éviter d’avoir à la remplacer par une autre de taille supérieure par la suite. Concernant les dimensions de la cage, elle doit permettre au chien de s’y tenir debout, de s’y retourner et de se coucher ; elle doit aussi être aérée sur plusieurs côtés.    

– Pour son équilibre, il est indispensable que vous consacriez chaque jour un minimum de temps à votre chien. Il est important qu’il se sente aimé, mais cela n’empêche en rien une éducation rigoureuse.

ORGANISER SON LIEU DE VIE

Pour que tout soit prêt lors de son arrivée, réfléchissez à l’avance à la répartition des différents emplacements réservés à l’usage de votre futur chien. Prévoyez son lieu de couchage, l’endroit où il mangera, celui où il fera ses besoins et les espaces où il pourra jouer.  

VEILLER À SA SÉCURITÉ

Afin de limiter les risques d’accidents domestiques, prenez la peine de faire le tour de la maison et du jardin pour vérifier que rien de dangereux ne soit à la portée de votre futur chiot. Ci-dessous, une liste de précautions à prendre :

CHOISIR LE JOUR J

La date de l’arrivée du chiot dans votre famille doit être fixée judicieusement. En effet, il est primordial que vous soyez présent et particulièrement disponible durant ses premiers jours dans sa nouvelle maison. Séparé de sa mère, de sa fratrie et de son ancienne famille, votre chiot se sentira seul et perdu dans un environnement qu’il ne connaît pas. Vous devrez donc l’entourer d’une présence calme et rassurante. Par ailleurs, il est indispensable que vous puissiez l’initier à son nouveau mode de vie afin de l’aider à prendre rapidement ses repères et à se sentir serein.

PREMIÈRES ÉTAPES DE SA NOUVELLE VIE

LE VOYAGE

Munissez-vous d’une caisse de transport pour aller chercher votre chiot. Garnissez-la d’une serviette absorbante : le stress du transport provoque parfois de petits accidents. Si la route doit être longue, n’oubliez pas de prendre une gamelle et une bouteille d’eau pour pouvoir abreuver votre chiot au cours du voyage ; pensez également à prendre une laisse et un collier si la durée du trajet implique de faire des pauses.   

La caisse est indispensable pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, elle procure au chiot un cocon dans lequel il se sent protégé et rassuré.

LES DÉBUTS À LA MAISON

À son arrivée chez vous, votre chiot est inévitablement stressé et un peu inquiet : tous les repères qu’il avait depuis sa naissance ont disparu, de plus, il est privé de sa mère et de sa fratrie. Il ne faut pas le brusquer mais le laisser faire connaissance avec son nouvel environnement en le surveillant calmement. Évitez qu’il ne soit entouré de trop de monde ou de trop d’excitation au cours des premières heures : la famille suffit. Ne le prenez pas dans vos bras toutes les cinq minutes, et s’il s’endort, ne le réveillez pas pour le cajoler. En revanche, n’hésitez pas à répondre à ses demandes de contact, à le câliner, le caresser ou lui parler doucement quand il vient vers vous. En général, deux à trois journées sont nécessaires pour son adaptation.

La première nuit peut être plus ou moins éprouvante pour le chiot s’il doit rester seul, mais il s’y habituera en quelques jours. Dans le cas où votre chiot serait très perdu, surtout si vous êtes allé le chercher en fin de journée, une personne de la famille peut dormir dans la même pièce que lui au cours de la première nuit, dans un canapé, par exemple. Mais vous ne devez en aucun cas le faire dormir dans votre lit. Vous ne pouvez pas non plus l’inviter dans votre chambre s’il ne doit plus y dormir par la suite. Dès la troisième nuit, il doit commencer à dormir à l’endroit qui lui est destiné. Si vous lui attribuez une pièce spécifique pour la nuit, il est important qu’il connaisse préalablement ce lieu, qu’il ait pu y profiter de jeux et de câlins en votre compagnie avant de devoir y rester seul, afin qu’il ne se croie pas puni. 

Pensez dès le début à ne pas lui donner de mauvaises habitudes que vous pourriez regretter par la suite. Il est important de ne pas le laisser faire n’importe quoi sous prétexte qu’il est petit ou qu’il doit prendre ses repères : son éducation commence dès les premiers jours. En revanche, elle se fait sans brusquerie et en adéquation avec l’âge du chiot : n’exigez pas de lui le comportement d’un chien adulte et soyez tolérant les premiers jours.

L’ENTENTE AVEC D’AUTRES ANIMAUX

Un Berger Allemand est capable de s’entendre avec personnes et animaux variés, surtout s’il arrive très jeune dans sa nouvelle famille. Bien-sûr, cela nécessitera de quelques jours à quelques semaines pour qu’une véritable harmonie règne dans la maison. Le mieux est de laisser faire les choses avec confiance et patience et de n’intervenir qu’en cas de véritable agressivité de la part des uns ou des autres.


SON ÉDUCATION


Le Berger Allemand, passionnément aimé par ceux qui le connaissent, est parfois mal jugé ou fait peur à ceux qui ne le connaissent pas. Il est impératif qu’il soit parfaitement éduqué : s’il gêne quelqu’un de la moindre façon, il ne bénéficiera malheureusement d’aucune indulgence et personne ne vous fera de cadeau.    

L’éducation d’un chien ne se fait pas « à la va vite » : vous allez devoir y investir un temps non négligeable, si vous voulez parvenir à une vie épanouissante pour vous et pour votre chien. Sans cela, la cohabitation avec lui pourrait s’avérer compliquée, voire insupportable.

LA SOCIALISATION

La socialisation est l’élément de base de l’éducation du chiot : elle est fondamentale pour son comportement ultérieur. Au cours de leurs premières semaines de vie chez nous, tout est mis en œuvre pour que nos chiots soient bien socialisés à l’humain. Mais la continuité doit se faire dès que le chiot arrive dans votre famille. Par ailleurs, nos chiots grandissent à la campagne, ils ne connaissent pas la ville, avec ses bruits spécifiques et son atmosphère particulière. Les premières semaines chez vous seront déterminantes pour habituer votre chien à des milieux divers. Au cours de cette période, votre chiot doit se trouver progressivement dans des situations nouvelles, il doit être régulièrement en contact avec des personnes, des animaux et des environnements différents tout en étant accompagné de personnes détendues et sereines. Un chien qui sent la tension chez son maître lorsqu’il est face à des inconnus ou encore lorsqu’il va à la rencontre d’autres chiens ou animaux, en déduit qu’il y a une menace et développe de la peur ou de l’agressivité. Il ne faut pas tirer sur sa laisse pour le retenir chaque fois qu’il veut découvrir d’autres êtres vivants, parce qu’il croira qu’il y a un danger et deviendra méfiant : vous l’empêcheriez de développer sa sociabilité. C’est dès le début, quand il est encore petit, qu’il faut le socialiser : plus tard, cela serait beaucoup plus difficile. Emmenez-le chaque semaine faire un tour au marché du coin, c’est un très bon exercice de socialisation.  

Un jeune chien peut assez facilement manifester de la peur face à quelque chose d’inconnu. Dans ce cas, ne réagissez pas en le dorlotant en mode « pauvre chéri ! », car ce serait lui indiquer qu’il a eu raison d’avoir peur et contribuer à le rendre plus craintif. Un « ce n’est rien, tout va bien », éventuellement accompagné d’un tapotement rassurant, suffit. Restez serein sans accorder d’attention à l’objet de la peur : c’est le moyen le plus sûr de lui indiquer qu’il n’y a pas de danger.

De la même façon, laissez-lui le temps de flairer les personnes qui lui sont étrangères, afin qu’il les accueille volontiers.

Pour l’aider à être accepté parmi d’autres chiens, caressez ces chiens et non pas lui.

Votre chiot s’adaptera mieux à la société s’il est confronté très tôt à un milieu riche en situations variées.

SORTIES

Le Berger Allemand a besoin de rencontrer régulièrement d’autres êtres vivants, d’explorer un territoire. Même s’il dispose d’un grand jardin, il ne peut se contenter d’y rester toujours cloîtré. Une promenade chaque jour lui permettra de se dépenser et de cultiver ses relations sociales avec ses congénères. Tous les week-ends, de grandes balades dans de grands espaces permettront au chien de casser son rythme quotidien ainsi que de rencontrer de nouveaux environnements. Pour le jeune chiot, opter pour plusieurs promenades courtes, il fatigue vite. Les sorties pourront être plus longues au fur et à mesure que votre chiot grandira : la durée des promenades doit être adaptée à l’âge du chien (voir le paragraphe sur la dysplasie).

Les sorties en ville nécessitent le respect de certaines règles de société. Le chien doit impérativement être tenu en laisse avec un collier et marcher le long de votre jambe. Il ne doit pas aboyer sur les gens et encore moins sauter sur eux ou sur les autres chiens. Par ailleurs, le chien doit faire ses besoins dans un endroit prévu pour lui et vous devez ramasser les déjections avec un petit sac plastique.

EN VOITURE

Cela ne pose aucun problème au chien de voyager en voiture, le mieux étant de l’habituer dès son plus jeune âge. Lui donner à boire normalement mais le nourrir très légèrement dans les heures qui précèdent le voyage. Il arrive qu'un chien ait le mal du transport, on peut alors lui administrer un médicament avant le départ ; demandez conseil à votre vétérinaire. Le chien doit être maintenu à l’arrière par un dispositif approprié. Il existe des harnais que l’on peut fixer à la ceinture de sécurité. L’idéal est la cage de transport ; les chiens y sont en sécurité et ne s’y déplaisent pas. Ne laissez pas votre chien mettre la tête à la fenêtre sous peine de provoquer une irritation de l’œil et de l’oreille. Il est interdit d’enfermer complètement un chien dans le coffre de la voiture à cause des réels risques d’asphyxie. En cas de long trajet il convient de s’arrêter toutes les deux ou trois heures faire de petites promenades pour permettre au chien de se dégourdir les pattes, de faire ses besoins et de boire.

Ne laissez jamais votre chien enfermé dans un véhicule garé au soleil, l’habitacle de l’automobile pouvant atteindre assez rapidement jusqu’à 70°C. Le coup de chaleur provoqué alors est très dangereux, voire mortel pour le chien.

PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES À CONNAÎTRE

LE CHIEN EST UN ANIMAL

Un chien n’est pas un enfant : traiter son chien comme s’il était un enfant est une attitude inadaptée à la réalité qui ne le rend pas heureux mais entraîne presque toujours des perturbations de l’animal. Le fonctionnement physiologique ainsi que la psychologie du chien sont bien spécifiques à son espèce : ses besoins sont différents de ceux d’un être humain. Le chien comprend beaucoup de choses, mais pas du tout à la manière d’un enfant.

Le concept de « bien » ou de « mal » est une notion morale humaine qui n’existe pas chez le chien. Il est parfaitement ridicule de dire : « le chien sait qu’il a mal fait » ou « il sait qu’il a bien agi ». C’est un animal et pour lui, ce qui est « bien », c’est ce que son instinct lui dicte de faire, même si cela ne correspond pas à ce que nous souhaitons obtenir de lui. Faites attention à ne pas interpréter à tort ses réactions. Très souvent, un chien se montre penaud parce qu’il sait qu’il va être grondé, mais pas parce qu’il est conscient d’avoir « mal fait » : ce n’est pas du tout la même chose ! Il est tout aussi absurde de lui en vouloir quand il fait une bêtise ou qu’il n’obéit pas : ce serait comme si vous le preniez pour un humain.

Même si le chien reconnaît certains mots, il est peu sensible au langage verbal. En revanche, il perçoit les détails les plus infimes de son environnement et sait les identifier. Il est plus performant qu’un être humain pour détecter les micro-expressions d’un visage, les moindres gestes, les postures d’une personne ou d’un animal, la manière de se déplacer, le ton verbal, le regard, etc. Il est capable de les analyser en tenant compte du contexte et peut en déduire beaucoup de renseignements, en quelques fractions de secondes. C’est pour cela, par exemple, qu’il sait immédiatement s’il va être grondé, même s’il n’a rien à se reprocher.       

Le concept de vengeance n’existe pas chez le chien. S’il attaque une personne ou un animal qui lui a un jour fait du mal, c’est parce qu’il voit cet être comme un danger potentiel : son instinct lui dicte de le combattre, afin de se protéger ou de protéger sa famille.

C’EST VOUS QUI MODELEZ SA PERSONNALITÉ

De même que n’importe quel être vivant, le chien évolue tout au long de sa vie, tant sur le plan physiologique que sur le plan comportemental. Aucun chiot ne naît avec un problème mental, d’autant moins quand ses parents sont équilibrés. À deux mois, quand il arrive dans sa nouvelle famille, seule une ébauche de sa personnalité a commencé à se construire. C’est au fil de sa croissance, chez vous, que tout va se faire. Nos chiots ne sont jamais séparés de leur mère, dont le rôle éducatif est fondamental. Lorsqu’ils quittent notre élevage, ils sont tous équilibrés : ils ne sont ni peureux ni agressifs et ils sont affectueux. Il ne tient qu’à vous de préserver et de développer ces qualités. Le caractère qu’exprime l’animal en grandissant résulte en partie de sa propre individualité, mais il est surtout influencé par ses conditions de vie. Le contexte dans lequel il évoluera chez vous, et ce, dès les premiers jours, va être déterminant pour sa conduite future. Ce sont toujours les maladresses et les erreurs humaines qui engendrent des problèmes de comportement chez le chien. L’erreur majeure est de penser que le souci vient du chien, alors que son comportement est toujours la réponse aux méthodes d’éducation qu’il reçoit ; lui ne peut que subir, il n’a aucun moyen de changer ce qui ne va pas. Il est primordial que vous ayez cette notion à l’esprit lorsque vous n’obtiendrez pas de votre chien la réponse que vous souhaitez : c’est en modifiant votre attitude et vos modes d’éducation que vous parviendrez à une amélioration de la situation et au règlement des problèmes, mais certainement pas en rejetant la faute sur le chien et en l’accusant d’avoir des défauts.

NOTIONS ÉDUCATIVES DE BASE

IMPOSER DES LIMITES

Il est absolument indispensable d’imposer un cadre à votre chien. Une éducation laxiste peut amener n’importe quel chien à poser des problèmes, aboutissant parfois à l’abandon de l’animal, ingérable pour la famille. Vous devez être capable de faire preuve d’autorité et de détermination : il est important que vous indiquiez à votre chien que c’est vous qui décidez à la maison. En ne le réprimandant pas lorsqu’il fait une bêtise devant vous, ou en le grondant gentiment, vous lui indiquez que vous êtes content de son action.   

Il est également essentiel que vous soyez toujours cohérent et que vous n’autorisiez pas un jour quelque chose qui est habituellement interdit.

Si votre repas et celui du chien se déroulent au même moment, ne servez pas le chien en premier, afin d’éviter de lui suggérer l’idée qu’il pourrait être le chef de la maison. Il est préférable que le moment auquel il se nourrit soit un peu décalé avec le vôtre : il peut ainsi manger indifféremment avant ou après vous. Votre chien ne doit pas quémander de la nourriture pendant que vous mangez, il doit se maintenir à l’écart de la table et vous ne devez jamais rien lui distribuer au cours de votre repas, tant que tout le monde n’a pas quitté la table.    

De même, votre chien ne doit pas investir les lits des résidents de la maison, il ne doit pas non plus dormir dans votre lit, ce n’est pas la place d’un chien. En revanche, il doit disposer d’un espace qui lui est propre et que vous respectez.

Quand il mange votre chien doit accepter que vous touchiez à sa gamelle. Aussi, dès l’arrivée du chiot, prenez l’habitude de mettre votre main à sa gamelle ou de la déplacer de quelques centimètres quand il mange : cela ne doit pas déclencher de grognements. Faites cela de temps en temps si tout se passe bien, insistez davantage si le chiot manifeste son mécontentement par de l’agressivité. Cet apprentissage est indispensable pour éviter des accidents ultérieurs : c’est d’autant plus important si la famille compte des enfants en bas âge.

LA CORRÉLATION DANS LE TEMPS

Lorsque vous intervenez pour gronder ou même pour féliciter votre chien, ce doit être pendant qu’il agit : il ne doit y avoir aucun décalage, même léger, dans le temps. Le chien n’a pas cette capacité qu’aurait un enfant, de comprendre qu’on lui reproche une chose qu’il a faite deux minutes avant. Il comprendra que vous êtes en colère contre lui, mais en aucun cas il ne saura que cela concerne la faute qu’il a commise juste avant. Par ailleurs, ce sera comme s’il avait été puni injustement, puisqu’il ne saura pas ce que vous lui reprochez. Vous créerez la confusion dans son esprit et compromettrez la réussite de son éducation. N’oubliez pas que votre intérêt est que votre chien sache et comprenne précisément ce qu’il ne doit pas faire. Si vous n’avez pu agir au moment de l’action, laissez tomber et ignorez tout : préparez-vous à être plus attentif la prochaine fois. Il en va de même pour les félicitations : elles doivent être immédiates, sinon, elles ne servent à rien.

LA PATIENCE

La patience est une qualité indispensable dans toute interaction avec les animaux et elle peut parfois être mise à rude épreuve au cours de l’éducation d’un chien. Vous devez être capable d’en faire preuve si vous voulez réussir l’apprentissage de votre chien.

LA PERSÉVÉRANCE

L’absence de persévérance est presque toujours la faille qui entraîne la mauvaise éducation du chien. Une fois qu’un ordre a été donné, ne laissez jamais tomber sous prétexte que vous êtes occupé ou que « vous n’y arrivez pas » : le chien aura vite compris que s’il persiste, c’est vous qui cédez et vous ne parviendrez jamais à éduquer votre chien. Soyez patient et insistez aussi longtemps qu’il le faudra, même si cela demande du temps. Récompensez dès que vous avez obtenu gain de cause.  

Le chien mémorise très bien. Cependant, certaines choses doivent être répétées souvent alors que d’autres sont acquises très vite. L’éducation s’entretient tout au long de la vie du chien et il peut être nécessaire de répéter les apprentissages de temps en temps.

LES MOYENS À APPLIQUER

LA MOTIVATION DE VOTRE CHIEN

Utiliser la motivation du chien et travailler positivement avec lui présente bien des avantages. Cette méthode, qui implique une bonne connivence entre le chien et son humain, fonctionne particulièrement bien avec un chien comme le Berger Allemand, très enclin à la complicité avec son maître. Elle permet de créer des liens forts avec le chien, tout en l’éduquant. Elle favorise également le développement d’une vraie confiance mutuelle, clé d’une relation heureuse et épanouissante pour les deux partenaires. Votre chien se conduira « bien », c’est-à-dire de la manière qui vous convient, parce qu’il aime vous faire plaisir, c’est dans sa nature, ou encore parce qu’il y trouve un intérêt.

VOTRE ANTICIPATION

Si vous êtes attentif à votre animal, vous n’aurez pas besoin de beaucoup de temps pour deviner dans quelles circonstances il risque fort de ne pas obéir. Prenez l’habitude d’anticiper ses actions en mettant en place des moyens qui éviteront les incidents. Plus une bêtise aura été répétée souvent, moins il vous sera facile de la corriger par la suite, parce que ce sera déjà une habitude pour votre chien : les mauvaises habitudes deviennent très vite difficile à combattre.

VOS ASTUCES

Soyez un peu imaginatif : trouvez de petites astuces adaptées aux diverses situations, qui pourront vous aider à faire réaliser au chien ce que vous attendez de lui.  

VOS ORDRES

Les ordres appris au chien doivent être courts et simples, l’intonation de la voix sèche et ferme, sans crier. Utilisez toujours le même mot pour un même ordre. Cela doit se faire dans un climat de confiance et de patience mais avec une vraie fermeté. Il ne faut pas espérer apprendre un ordre à un chien en une seule fois ; plusieurs séances (de dix minutes), plusieurs fois par jour, seront nécessaires. Insistez jusqu’à ce que l’ordre soit exécuté et récompensez aussitôt que le chien a obéi.

VOTRE TON VERBAL

Le ton sur lequel vous parlez à votre chien a une grande importance : la différence entre le positif et le négatif doit être nettement marquée. Soyez généreux et convainquant en félicitations et encouragements : ils ne doivent pas être trop brefs, ils doivent être exprimés sur un ton joyeux, de préférence plutôt aigu. Au contraire, le « non » doit être court, sec, autoritaire et en aucun cas prononcé gentiment : inutile de crier, cependant. 

RÉCOMPENSER

Votre attention est ce qui compte le plus pour votre Berger Allemand : c’est la meilleure récompense, c’est au-dessus de tout, bien plus important pour lui que de disposer de grands espaces où il est délaissé. Un chien qui n’a d’attention que lorsqu’il est grondé, peut en arriver à faire beaucoup de bêtises pour ne pas être oublié, préférant encore une attention désagréable à pas d’attention du tout.

Le chien est très sensible aux félicitations et aux caresses : garder cette notion à l’esprit vous aidera beaucoup à l’éduquer, cela fonctionne très bien pour avoir des réponses rapides. Plus vous êtes démonstratif, meilleurs seront les résultats. Votre chien doit entendre « c’est bien ! » de nombreuses fois par jour, chaque fois qu’il se comporte correctement, même s’il ne l’a pas fait exprès : cela lui donnera envie de renouveler l’action grâce à laquelle il a obtenu des compliments.

Quelques minutes de jeu sont aussi une récompense très appréciée par votre chien : il vous suffit pour cela d’avoir un de ses jouets préférés à portée de main, dans votre poche, par exemple.

Vous pouvez renforcer ces récompenses par une friandise : cela peut vous aider, surtout dans les premières phases de l’éducation. Testez-en plusieurs pour savoir celle qu’il préfère. Pour que cela fonctionne, les friandises doivent être réservées uniquement à la récompense et ne jamais être données à d’autres moments, sans motif. Elles doivent être distribuées immédiatement après la « bonne action », ce qui implique que vous devez les avoir sur vous : vous pouvez les mettre dans un petit sachet en plastique, dans votre poche. Il faut également savoir que la friandise seule ne suffit pas pour l’éducation complète d’un chien sur le long terme et que certains chiens ne sont pas gourmands.  

PUNIR

Il ne faut pas raisonner en estimant que le chien doit systématiquement être puni s’il a « mal agi », comme on pourrait envisager de le faire avec un humain. Dans bien des cas, c’est en vous arrangeant pour que votre chien trouve un intérêt à obéir que vous obtiendrez de bons résultats, plus durables. Dans certains cas aussi, la punition empire le comportement du chien, comme pour le rappel, par exemple. Une punition ne doit donc jamais être infligée au chien comme une réponse morale parce qu’il aurait « mal » agi, mais uniquement comme moyen de lui faire comprendre qu’il ne doit pas commettre un méfait et uniquement si cela a un sens pour le chien.

Ne battez jamais votre chien : c’est une maltraitance ! Vous devez le respecter et ce n’est pas ainsi que l’on éduque un chien : vous en feriez un être craintif, agressif, voire dangereux. Les maltraitances affligées à un animal de compagnie sont punies par la loi.       

Une éducation basée avant tout sur la sanction limite l’épanouissement du chien et restreint la confiance entre le chien et l’humain. Par ailleurs, elle a vite fait de dégénérer en brusquerie, voire brutalité, si le chien refuse de céder : les risques de vous retrouver avec un chien agressif et malheureux sont bien réels.    

Un chiot (ou même un chien plus âgé) nouvellement arrivé chez vous ne sait pas ce qu’il a le droit de faire ou ce qui est interdit. Ne songez pas à le punir tant que vous ne lui avez pas appris ce que vous exigez de lui.

Pour le gronder, penchez-vous vers lui en levant la main, parlez-lui sur un ton sec avec une expression de colère sur le visage. Ne lui faites surtout pas de long discours : vous devez être bref puis vous détourner de lui.    

La vraie punition c’est de l’ignorer durant dix minutes : n’oubliez pas que ce qui compte le plus pour lui, c’est votre attention. Inutile de dépasser dix minutes : votre chien ne saura plus pourquoi vous êtes fâché alors que c’est justement l’inverse que vous voulez, à savoir, qu’il sache clairement ce qu’il ne doit pas faire. Vous pouvez éventuellement l’enfermer dix minutes à l’écart.   

Secouer le chien par la peau du cou est une punition à n’infliger qu’en dernier recours. Il peut arriver que ce soit la seule solution sur l’instant, mais vous devez être conscient que si vous en êtes arrivé là, c’est le résultat d’un défaut dans votre méthode d’éducation. Demandez-vous dès maintenant de quelle manière vous allez pouvoir agir pour remédier à cela.

SI VOTRE CHIEN ABOIE TOUT LE TEMPS, FUGUE, DÉMOLIT TOUT, C’EST QU’IL EST MALHEUREUX.

Si vous vous sentez dépassé au cours de l’éducation de votre chiot, n’attendez pas trop pour vous adresser à un club d’éducation ou à un éducateur professionnel afin de vous faire aider.

CE QUE VOTRE CHIOT DOIT APPRENDRE

Commencez les entraînements de votre chien dans un endroit calme où rien ne viendra le distraire : cela peut très bien être à l’intérieur de la maison, dans une pièce tranquille, ou encore dans une petite cour ou un petit coin de jardin. Lorsqu’il a bien compris et qu’il répond parfaitement, vous pouvez progressivement continuer l’apprentissage dans des lieux plus ouverts et où il y a davantage de bruit ou de monde. Pensez à le laisser se détendre un peu avant de commencer les exercices, afin qu’il soit plus réceptif.

LES ORDRES DE BASE

Vous devrez apprendre au plus tôt quatre ordres à votre chiot :

Vous devrez également lui apprendre la marche en laisse.

LA MAÎTRISE DES MORDILLEMENTS

Tous les chiots mordillent, c’est un comportement normal. Cependant, cela ne doit pas devenir une habitude qui perdure. Il est impératif que vous fassiez comprendre à votre chiot, dès le début, quels sont les objets qu’il a le droit de mordiller et ceux qui sont interdits. S’il s’en prend à vos mains, il faut lui opposer un « non » autoritaire et lui donner aussitôt un jouet sur lequel il aime faire ses dents. S’il insiste ou continue, cessez immédiatement de le caresser ou de jouer avec lui, il prendrait cela pour un encouragement : dites « non ! », détournez-vous de lui et ignorez-le pendant dix minutes. Ceci devra être répété autant de fois qu’il le faudra : certains chiots sont plus têtus que d’autres.

NE PAS SAUTER SUR LES GENS

Quand votre chien est tout jeune et qu’il saute sur vous pour vous faire la fête, vous trouvez cela adorable : vous répondez alors par des caresses et de la joie. Mais, quand il pèsera plus de trente kilos et qu’il fera tomber votre grand-mère, ou encore quand il aura les pattes pleines de boue et que vous serez habillé pour sortir, vous trouverez cela beaucoup moins plaisant. Lui, ne comprendra pas pourquoi il ne peut plus manifester ainsi sa joie, ni pourquoi vous le rejetez. C’est donc dès le début, quand il est encore petit, que vous devez lui apprendre à ne sauter ni sur vous ni sur personne. Si vous avez du mal à le faire obtempérer, cessez de lui donner des ordres : ne lui parlez pas, ignorez-le, faites semblant de ne pas le voir, comme s’il n’existait pas. Repoussez-le avec votre genou, sans le regarder. Dès qu’il se calme et qu’il s’assoit, remarquez-le aussitôt. Allez vers lui tranquillement, caressez-le et félicitez-le. L’idée, c’est qu’il intègre le fait que tout le monde l’ignore quand il saute, mais que l’on fait attention à lui quand il ne saute pas. Quand il aura bien assimilé le comportement à adopter, vous pourrez faire la fête avec lui, mais sans qu’il ne saute sur vous. Vous devez aussi lui apprendre à toujours rester assis à vos pieds lorsque quelqu’un arrive chez vous : demandez à vos visiteurs de l’ignorer tant qu’il ne s’est pas calmé, aidez-vous d’un collier et d’une laisse si nécessaire. Soyez strict : si vous avez la faiblesse de le laisser faire une fois de temps en temps, vous n’y arriverez pas.     

LE RAPPEL

Le rappel est le cas typique pour lequel la punition du chien génère toujours un échec et empire la situation. Ainsi que nous l’avons dit plus haut, votre chien associe votre réaction à ce qu’il est en train de faire dans l’instant. Donc, quand il revient vers vous, quoiqu’il se soit passé juste avant et même s’il a mis un temps fou à obéir, il doit être récompensé et félicité. Si vous le grondez, cela lui indique : « revenir vers mon maître = sanction ». Et comme le chien a bonne mémoire, jamais vous n’obtiendrez un bon rappel de votre chien.

Au début, pour le faire revenir vers vous, accroupissez-vous en l’appelant et en tapant dans vos mains joyeusement. S’il n’obtempère toujours pas, partez dans l’autre sens en courant, cela l’incitera à vous suivre. Les premiers jours, votre chiot a plutôt tendance à vous accompagner partout et à venir volontiers quand vous l’appelez. Mais arrivera inévitablement le moment où il voudra s’affirmer et tester son indépendance : c’est là que vous aurez à faire preuve de patience, de persévérance et que vous devrez prendre sur vous pour ne pas être exaspéré par votre chien, ni lui en vouloir. Cette période peut durer de quelques jours à quelques semaines, mais plus vous vous y investirez, moins elle sera longue.

Afin d’obtenir un bon rappel, vous devez vous arranger pour que votre chien ait toujours envie de revenir vers vous : cela doit être une joie et une fête pour lui. Dès les premiers jours chez vous, commencez à l’entraîner en l’appelant régulièrement au cours de la journée, dans la maison ou dans des espaces fermés, et en le récompensant chaque fois qu’il répond à votre appel. C’est très important, car c’est le seul moyen de réussir. Vous devez chaque fois insister jusqu’à ce qu’il obtempère et toujours l’accueillir joyeusement : ne laissez jamais tomber une fois que l’ordre a été donné car il en déduira qu’il ne vient que s’il en a envie. Si vous punissez ou grondez votre chien quand il revient après avoir refusé d’obéir, soyez certain que ce sera pire la fois suivante : il n’aura pas oublié la sanction et redoutera de venir vous retrouver. Votre chien doit concevoir son retour vers vous comme un plaisir : il sera ainsi motivé pour obéir quand vous l’appelez ; à l’inverse, si vous le sanctionnez ou s’il sent que vous êtes en colère, il repoussera au maximum le moment de vous rejoindre.

L’ÉDUCATION À LA PROPRETÉ

Si un chiot est naturellement propre en ce qui concerne son lieu de couchage, il ne reconnaît pas les tapis ou le carrelage comme des lieux à ne pas salir : c’est vous qui allez devoir le lui apprendre.

Il est essentiel de prévoir trois ou quatre jours, au cours desquels vous vous consacrerez totalement à l’éducation à la propreté de votre animal, en le surveillant en permanence afin de pouvoir intervenir chaque fois que nécessaire : ce temps investi ne sera pas perdu, il sera largement regagné par la suite puisque votre chiot sera rapidement propre.

La manière de vous y prendre est déterminante pour que tout fonctionne bien. Premièrement, n’oubliez pas que faire ses besoins est la chose la plus naturelle qui soit pour votre chien : il n’y a aucune raison pour qu’il en arrive à stresser quand il a envie. Votre chien ne doit en aucune façon être amené à croire que c’est le fait qu’il fasse pipi qui vous met en colère, mais bien le lieu où il s’exécute. Vous devez obtenir de lui qu’il fasse ses besoins devant vous, sans se cacher.   Sans cela, quand vous le sortirez et attendrez qu’il fasse, il se retiendra, sachant que vous pouvez le voir ; une fois rentré à la maison, il se soulagera dès que vous serez occupé à autre chose. Faites très attention à cela, c’est souvent cette incompréhension du chien qui retarde son acquisition de la propreté.    

Dès le premier jour chez vous, sortez votre chiot le plus souvent possible, toutes les heures environ (sauf s’il dort), et impérativement après les repas, au réveil et après les séances de jeu. Amenez-le là où il doit faire, de préférence toujours au même endroit. Attendez (cela peut demander un peu de temps, il faut être patient !) et une fois qu’il fait ses besoins, félicitez-le copieusement, avec des caresses, des compliments et de la joie, aussitôt qu’il a fini : ne craignez pas de paraître un peu ridicule, l’important c’est qu’il sache que vous êtes vraiment content de lui. En revanche, ne le grondez pas quand il fait dans la maison, tant que vous n’avez pas eu la possibilité de le féliciter deux ou trois fois dehors. Dites « non » et sortez-le, sans vous fâcher et sans brusquerie. Quand il aura compris que vous êtes content qu’il fasse dehors, vous allez pouvoir vous monter plus résolu et lui faire comprendre que vous n’êtes pas d’accord pour qu’il se soulage dans la maison. Gratifiez-le d’un « non » sec et ferme et amenez-le immédiatement là où il doit faire : il faut être très rapide pour qu’il comprenne. Au bout de trois ou quatre fois, si vous n’observez pas de changement, grondez-le, en plus du « non », quand il fait dans la maison, puis amenez-le dehors. Par contre s’il vient juste de faire mais que vous ne l’avez pas pris sur le fait, faites semblant de n’avoir rien vu et nettoyez discrètement. Ne le réprimandez jamais dans ce cas : il comprendrait que vous n’êtes pas content de la présence des excréments sur le sol, mais ne ferait pas le lien avec son action. Cela ne ferait que retarder son acquisition de la propreté. Plus vous créez la confusion dans son esprit, moins vite vous obtenez de bons résultats.  

Quand un chiot marche ou tourne nerveusement dans la maison en gémissant, c’est très souvent parce qu’il a envie de faire ses besoins : il faut le sortir sans tarder. Il se peut aussi qu’il s’assoie derrière la porte et vous regarde. Vous devez observer et saisir le sens de ces signaux. Si vous n’y prêtez pas attention, il ne pourra acquérir cette notion qu’il a la possibilité de se faire comprendre par vous : cela retardera son acquisition de la propreté. À l’inverse, s’il constate que vous réagissez, il accentuera son attitude, sachant que c’est un message que vous entendez. Il vous sera ainsi facile de savoir quand vous devez le sortir et vous n’aurez plus besoin de le faire toutes les heures. C’est pour toutes ces raisons qu’il faut être complètement disponible durant quelques jours pour l’éduquer à la propreté. Si vous ne vous en donnez pas la peine, votre chiot sera beaucoup plus long à acquérir la propreté, mais ce ne sera pas de sa faute. Une fois que c’est obtenu, à part de rares accidents au début, vous êtes tranquille pour toute la vie du chien !

SON ALIMENTATION


SON HYDRATATION

La bonne hydratation de votre chien est primordiale et vitale. Il doit pouvoir boire à volonté, de jour comme de nuit. Il est indispensable que vous mettiez à sa disposition, en permanence, de l’eau propre et fraîche. Son abreuvoir ne doit jamais être vide ou contenir de l’eau tiède ou sale.

En période de forte chaleur, soyez particulièrement attentif à la bonne hydratation de votre chien. Pour l’engager à mieux s’abreuver, des moyens simples peuvent vous aider. Commencez par changer son eau plus souvent dans la journée, afin qu’elle soit toujours bien fraîche : cela l’incitera à boire davantage. Proposez-lui, deux ou trois fois par jour, un bol de boisson appétente : mélangez à de l’eau un ingrédient gourmand pour lui, comme le jus d’une boîte de thon, par exemple (beaucoup de chiens en sont très gourmands), un jaune d’œuf battu, ou encore un peu de lait ou de la crème, enfin quelque chose qu’il aime et le pousse à boire plus volontiers.  

SON ALIMENTATION

La ration alimentaire journalière du Berger Allemand doit impérativement être distribuée en un minimum de deux repas, afin que chaque dose ne soit pas trop volumineuse. Une portion importante donnée en un seul repas augmente le risque de torsion de l’estomac. Selon le même principe, ne nourrissez pas votre chien juste avant de lui faire pratiquer une activité intense : donnez-lui à manger après l’exercice, au calme.

Les besoins énergétiques du chien varient en fonction de son âge, de sa taille et de son poids, de son activité physique ainsi que de la température de son milieu de vie. La quantité d’aliment distribuée quotidiennement sera donc ajustée en fonction de ces critères. Une activité plus importante ou un froid plus intense augmentent les besoins du chien. Dans tous les cas, se référer aux indications données sur l’emballage de l’aliment et les adapter aux circonstances. Optez pour un aliment haut de gamme, étudié pour garantir l’apport nutritionnel convenant précisément au besoin du chien et favorisant sa bonne santé.

Ne changez pas brutalement l’alimentation de votre chien, cela peut provoquer des troubles digestifs et des diarrhées. Si son alimentation doit être modifiée, procédez progressivement, sur une semaine environ, en augmentant progressivement le nouvel aliment tout en diminuant graduellement l’ancien.

Boissons et aliments distribués doivent toujours être à température ambiante : jamais chauds ni glacés.  

LES CROQUETTES

Les croquettes présentent de nombreux avantages, si elles sont de bonne qualité.

Nous vous recommandons d’alimenter votre chien avec les croquettes Royal Canin German Shepherd Puppy, jusqu’à l’âge de quinze mois. À partir de quinze mois, continuez le même aliment, mais en version adulte.  

LES PÂTÉES

Les pâtées sont ce que l’on appelle une alimentation humide, elles contiennent un pourcentage élevé en eau. Pour un même apport nutritionnel, le chien doit donc consommer un volume supérieur à celui des croquettes. L’aliment est, par conséquent, moins digeste et produit des selles plus volumineuses. Il est, en revanche, plus appétant pour la majorité des chiens et plus facile à avaler, pouvant parfois aider à nourrir un chien difficile à alimenter ou souffrant de manque d’appétit.

LA RATION MÉNAGÈRE

La ration ménagère présente l’inconvénient majeur d’être difficile à doser pour un non initié, aboutissant souvent à une alimentation déséquilibrée, source d’embonpoint ou de carences. Si l’on choisit malgré tout ce mode d’alimentation, celle-ci doit impérativement comporter : viande ou poisson + légumes + riz ou pâtes (très cuits) + vitamines + sels minéraux. Il faut varier les ingrédients et ajouter les vitamines et les sels minéraux. Doser ces éléments convenablement afin qu’il n’y ait ni insuffisance ni excès dans les apports nutritionnels et que l’alimentation du chien reste parfaitement équilibrée ; le mieux est de s’informer auprès d’un vétérinaire nutritionniste.

LE BARF

Le barf est un régime alimentaire à base d’os et de viande crue pour chien, additionnés de légumes et de compléments alimentaires. Ce type d’alimentation, plus naturel, est de plus en plus à la mode. Il présente pourtant de nombreux inconvénients : il coûte cher, sa préparation et sa distribution sont contraignantes, sa composition n’est pas toujours équilibrée, il engendre de réels risques sanitaires et il n’est pas pratique.   

Le volume alimentaire à distribuer, comparativement aux croquettes, est à multiplier par trois, ce qui implique, surtout pour les grands chiens, l’achat onéreux de grandes quantités de viandes variées et de bonne qualité. Trouver des fournisseurs n’est pas toujours évident, surtout lors de déplacements (vacances, etc.). Le contenu du repas doit être savamment calculé et parfaitement dosé : un temps de préparation des repas est à prévoir tous les jours et tous les ingrédients nécessaires doivent être à disposition. Le stockage de ces viandes crues n’est pas évident, le volume étant important. Sur le plan sanitaire, l’absence de cuisson ne permettant de détruire ni les bactéries, ni les parasites présents dans la viande, un risque de contamination existe bel et bien, dont certaines maladies transmissibles à l’homme par léchage. Du point de vue de l’équilibre alimentaire, ce régime comporte souvent des carences en calcium et sels minéraux et des excès en vitamine A, nocifs pour la santé du chien. La consommation de certains os fins, même crus, peut parfois provoquer des perforations du tube digestif de l’animal. Par ailleurs, les repas du chien sont assez salissants, puisqu’il a tendance à déplacer les morceaux de viande et d’os, un peu partout dans la maison. S’il mange dehors, il risque fort de creuser la pelouse pour enterrer certains morceaux de sa nourriture. Autre inconvénient : lorsque le chien doit être laissé en garde, les pensions canines ou les personnes chargées de lui ne veulent pas toujours, ou encore ne peuvent pas, dispenser ce mode d’alimentation, or, ce régime ne peut pas être changé brusquement sans nuire à la santé du chien.   

Le régime BARF compte de nombreux adeptes qui ne jurent que par lui, mais ces partisans du « naturel avant tout » manquent souvent d’objectivité. L’idée de proposer une alimentation plus naturelle à son chien ne peut que séduire, bien-entendu, mais contrairement à ce que l’on peut essayer de vous faire croire, le chien, domestiqué par l’homme depuis environ trente mille ans, n’a plus les mêmes besoins alimentaires que le loup, son ancêtre. Il est aussi capable de digérer l’amidon. Par ailleurs, à ce jour, absolument rien ne démontre que les chiens ainsi nourris sont en meilleure santé que ceux nourris aux croquettes. Avant de se lancer dans ce genre de programme, il convient de beaucoup se renseigner, de demander conseil à un vétérinaire nutritionniste et d’être certain de pouvoir faire face à tous les inconvénients. 

LES ALIMENTS IMPROPRES À LA CONSOMMATION CANINE

ALIMENTS DANGEREUX

Ne donnez jamais d’os cuit à votre chien. La cuisson rend les os cassants, formant des esquilles lorsque le chien les croque. Ces éclats d’os peuvent perforer le tube digestif : cela ne se produit pas à chaque fois qu’un chien mange des os cuits, mais lorsque l’accident arrive, il est mortel pour le chien. Attention aussi avec les os crus lorsqu’ils sont fins.

Certains aliments comestibles pour l’homme sont néfastes pour les chiens. Une ingestion importante de ces aliments nécessite une consultation d’urgence chez le vétérinaire et peut, dans certains cas, provoquer la mort du chien.

ALIMENTS TRÈS TOXIQUES

ALIMENTS TOXIQUES

ALIMENTS NOCIFS S’ILS SONT CONSOMMÉS EN GRANDE QUANTITÉ


SES SOINS ET SON HYGIÈNE

LE BROSSAGE 

Le pelage des Bergers Allemands doit être entretenu par un brossage effectué au minimum une fois par semaine, afin de le débarrasser des poils morts. La mue, au printemps et à l’automne, génère une importante chute de poils : un brossage journalier est requis au cours de ces périodes. Prenez l’habitude de profiter du brossage de votre chien pour examiner l’état général externe de tout son corps : vous pourrez ainsi repérer rapidement d’éventuelles petites blessures, piqûres d’insectes, etc.

LE BAIN

Le bain ou shampoing n’est pas indispensable à votre chien, si sa fourrure est bien entretenue par un brossage régulier. Prodiguer un shampoing au chien a l’inconvénient d’ôter la couche huileuse secrétée sur son corps, le privant de cette protection contre le froid et contre la pluie. Ne lui donnez pas plus de six bains par an, maximum. Cependant, si votre chien s’est roulé dans un endroit nauséabond ou s’il s’est maculé d’immondices, un shampoing peut s’avérer nécessaire pour faire disparaître les mauvaises odeurs et la saleté. N’utilisez pas de shampoing pour humain, pas même celui pour bébé, qui ne sont pas adaptés à la peau du chien : procurez-vous du shampoing spécial chien.   

RETOUR DES PROMENADES

Un contrôle systématique du pelage et des coussinets de votre chien s’impose après les sorties. S’il est allé en forêt ou dans les hautes herbes, vérifiez l’éventuelle présence de tiques ou d’épillets. Les tiques peuvent transmettre à leur hôte des maladies graves. Elles doivent être ôtées grâce à de petits crochets spéciaux que vous pouvez trouver en animalerie ou chez votre vétérinaire. Les épillets proviennent des graminées et se présentent sous la forme de harpons microscopiques qui se fichent dans les tissus provoquant des lésions. Ils doivent être retirés à l’aide d’une pince à épiler. Les coussinets doivent également être inspectés, pour voir s’ils n’ont pas été abîmés par des éléments coupants ou piquants, auquel cas il faudra les soigner.

Au retour d’une promenade à la plage, ou si votre chien s’est baigné dans une rivière, il est nécessaire de le rincer à l’eau soigneusement afin d’éliminer les particules irritantes qui se déposent dans son pelage.

HYGIÈNE GÉNÉRALE

Le nettoyage des oreilles doit être effectué régulièrement. Imbibez une compresse de sérum physiologique ou d’une solution adaptée que vous pouvez vous procurer chez votre vétérinaire, en pharmacie ou en animalerie. Si le chien se gratte fréquemment l’oreille cela peut être une gale d’oreille : consultez votre vétérinaire.

Les yeux doivent être brillants, humides, sans écoulement visible. Il n’est pas rare que des impuretés apparaissent au coin interne de l’œil : elles doivent être régulièrement retirées à l’aide d’une compresse imprégnée de sérum physiologique ou d’une solution oculaire, afin d’éviter toute infection de l’œil (vous pouvez utiliser un disque à démaquiller en coton).

Les babines doivent être propres. Toute apparition de rougeurs ou de crevasses nécessite des soins.

Un bon moyen de préserver la santé et la propreté des dents de votre chien est de lui donner régulièrement un morceau de pain très sec qu’il pourra mordre. Par ailleurs, évitez de le laisser mordiller n’importe quoi ; les cailloux, par exemple, abîment les dents.

Les organes génitaux et l’anus sont à surveiller régulièrement : ils doivent être propres, toute existence d’écoulement doit être contrôlée par un vétérinaire. Des impuretés sont parfois présentes dans les petits plis autour de la vulve chez les jeunes femelles n’ayant pas encore atteint la puberté : surveillez attentivement et maintenez la vulve propre en la nettoyant avec une compresse imprégnée de Bétadine Bleue, quand cela s’avère nécessaire et afin de prévenir toute infection. La présence de « grains de riz » blancs autour de l’anus révèle que l’animal est infesté par des vers : il faut alors vermifuger le chien.

Contrôler également régulièrement l’éventuelle présence de puces : en cas d’infestation, il faut traiter l’animal mais aussi son environnement (sol, panier, etc.) ainsi que les autres animaux de compagnie.

Il arrive quelquefois que l’usure naturelle des griffes soit insuffisante, il sera alors nécessaire de les couper avec un coupe-griffes ; adressez-vous à votre vétérinaire afin de savoir comment procéder pour ne pas abîmer les pattes du chien.

TRAITEMENTS ANTIPARASITAIRES

La présence de vers dans l’intestin du chiot n’est pas rare, provoquant des troubles digestifs : diarrhée ou constipation, vomissements, ballonnements, douleur abdominale, toux. Si leur nombre est important, les vers peuvent provoquer la perforation de la paroi intestinale ; ils perturbent sérieusement la croissance d’un chiot. Il convient donc de le traiter préventivement de manière régulière à l’aide d’un vermifuge.

Les puces occasionnent démangeaisons et réactions allergiques. De plus, elles sont vectrices de parasites, comme le ténia, par exemple. Traitez votre chien régulièrement afin de le protéger. À la belle saison, dès que les températures remontent au-dessus de 22°C, les puces prolifèrent : la fréquence du traitement doit donc être augmentée. Durant l’été, choisissez de préférence un produit qui traite à la fois contre les tiques, les phlébotomes (un minuscule moustique qui transmet la leishmaniose, maladie mortelle) et les tiques ; choisissez un antiparasitaire « combo » qui tue aussi les œufs.

FRÉQUENCE DES TRAITEMENTS PRÉVENTIFS


ÂGE DU CHIEN De deux à six mois De six mois à un an À partir d'un an Température ambiante supérieure à 22°C
VERMIFUGER
Une fois par mois
Une fois tous
les deux mois
Une fois par trimestre
X
TRAITER LES PARASITES EXTERNES
Une fois tous
les deux mois
Une fois tous
les deux mois
Une fois tous
les deux mois
Une fois par mois



SA SANTÉ

MALADIES

SOIGNER

Blessure, douleur, trouble digestif, altération de la peau ou du pelage, attitude du chien inhabituelle sans motif apparent : tout cela nécessite de la vigilance de votre part. Sans tomber dans l’excès de paniquer au moindre bobo, il est préférable de ne pas laisser traîner ces signes de trouble de sa santé. Certaines maladies, bénignes si elles sont prises en charge à temps, peuvent devenir compliquées à soigner lorsque l’on a trop attendu. Par ailleurs, le coût des soins peut s’en trouver accru.   

ABATTEMENT, FIÈVRE

Il est important que vous sachiez observer votre chien et que vous remarquiez rapidement toute attitude ou comportement anormal, susceptible d'être le symptôme d'une maladie. S'il est abattu, s’il ne réagit pas quand vous prenez sa laisse ou sa balle, il est probablement malade. S’il tremble, il a peut-être de la fièvre. En cas de doute n’hésitez pas à prendre sa température rectale : la température normale du chien se situe entre 38,5°C et 39°C. Si vous constatez une température inférieure à 38°C ou supérieure à 39,5°C, ou si votre chien est abattu, n’attendez pas pour consulter votre vétérinaire.

DÉSHYDRATATION

Une température caniculaire, une forte fièvre, des vomissements ou des diarrhées répétées, provoquent assez vite la déshydratation du chien. Surveillez attentivement son état général pour identifier tout signe de déshydratation : 

Consultez très vite votre vétérinaire si vous observez ces symptômes chez votre chien.

En période de forte chaleur, n’hésitez pas à mouiller régulièrement votre chien pour le rafraîchir. Précisons, même si cela semble aller de soi, qu’il ne s’agit pas de le plonger brusquement dans de l’eau très froide pour lui causer un choc thermique !

PETITS BOBOS

Au cours de sa vie quotidienne, de ses jeux et de ses sorties, il n’est pas rare qu’un Berger Allemand se fasse des petites blessures, coupures ou égratignures. Il peut aussi arriver qu’il se fasse piquer par un insecte ou qu’il attrape des petits boutons. En contact régulier avec la terre et n’ayant pas la même hygiène que nous, une infection a vite fait de s’installer. Pour remédier à cela, vous devez toujours, dès que vous en apercevez, nettoyer les petites plaies ou petits boutons avec de la Bétadine.

Les jeunes femelles impubères ont fréquemment des petits boutons sous le ventre, qui apparaissent, puis disparaissent : c’est un peu comme de l’acné. C’est tout-à-fait bénin, mais ces petits boutons doivent être traités à la Bétadine deux fois par jour, pour qu’ils ne s’infectent pas et afin de les faire disparaître.    

VACCINATION

Votre chien peut contracter des maladies contagieuses, parfois mortelles. Certaines de ces maladies peuvent être prévenues par la vaccination : il est par conséquent important que son suivi vaccinal soit effectué sérieusement.

FRÉQUENCE DES VACCINATIONS

ÂGE DU CHIEN VERS ONZE SEMAINES À UN AN APRÈS UN AN
DATES

RAPPEL

Un mois après la
première injection

RAPPEL

Un an après la
seconde injection
RAPPEL

Tous les ans,
une fois par an


Nos chiots reçoivent une couverture vaccinale classique. Ils sont traités contre : la maladie de Carré (C), l’hépatite de Rubarth (H), la parvovirose (P), la leptospirose (L) et la toux du chenil (Pi). Il vous est possible, par la suite et selon l’avis de votre vétérinaire, de vacciner également votre chien contre la leishmaniose (Leish) et la piroplasmose (Bab).

VACCINATION ANTIRABIQUE

Nos chiots quittant notre élevage à l’âge de huit ou neuf semaines, ils ne peuvent avoir reçu l’injection contre la rage, puisqu’elle n’est pas autorisée à cet âge. Cette vaccination n’est pas obligatoire en France, mais elle peut vous être demandée dans certaines pensions ou sur certains sites, comme les terrains de camping, par exemple. Elle est, en revanche, obligatoire pour voyager à l’extérieur des frontières Françaises, y compris au sien de l’Union Européenne. Lorsque votre chiot atteint l’âge de trois mois, vous pouvez demander à votre vétérinaire de le vacciner : celui-ci doit, à cette occasion, vous fournir un passeport européen pour le chien, sur lequel la vaccination sera mentionnée et tamponnée. Le vaccin n’est considéré actif que trois semaines après l’injection : vous ne pouvez voyager avant ce délai. 

LA DYSPLASIE COXOFÉMORALE  

Le Berger Allemand comme tous les grands chiens peut être sujet à la dysplasie coxofémorale ou dysplasie de la hanche. C’est une malformation orthopédique consistant en une affection de l'articulation coxo-fémorale (entre le bassin et le postérieur) qui entraine une mauvaise imbrication entre la tête du fémur et la cavité articulaire du bassin. Elle peut se manifester chez toutes les races mais elle est plus fréquente chez les chiens de grande taille.

À l’heure actuelle, deux paramètres sont reconnus comme pouvant causer la dysplasie coxofémorale : d’une part, l’hérédité et d’autre part, l’environnement du chiot jusqu’à ses douze mois.

L’ENVIRONNEMENT

La maladie n’est pas congénitale, les chiots ne naissent pas avec la dysplasie mais avec des hanches saines. Ils ne deviendront dysplasiques que durant leur croissance et à la faveur prépondérante de facteurs d’entretien défavorables, soit principalement : l’excès d’exercice, les mauvaises postures, l’excès de poids, une alimentation inadaptée et des conditions environnementales inadéquates au cours de la croissance.

Mesures à prendre durant les douze premiers mois de la vie du chiot :

L'HÉRÉDITÉ

La dysplasie des hanches est une maladie dont l’hérédité génétique est faible à moyenne. Deux parents dysplasiques des hanches engendreront 20% à 40% de descendants qui deviendront à leur tour dysplasiques, autrement-dit, 60% à 80% ne le seront pas. La maladie nécessite la mutation d’au moins vingt gènes pour que le sujet hérite d’une génétique pouvant exprimer la dysplasie. Le déterminisme génétique indique donc un faible effet additif des gènes, l’effet des facteurs d’environnement étant prépondérant dans l’apparition de la maladie.

(Sources scientifiques : Publication Professeur G. Genevois, Écrits du Professeur D. Remy Vetagrosup, Compte-rendu du Dr P. Mimouni, Thèse du Dr K. Charlet, Écrits du Dr A. Caron du CHV Atlantia).

Les parents de nos chiots sont issus de parents, grands-parents et arrière-grands-parents tous certifiés HD-A ou HD-B dans leurs lignées paternelle et maternelle. Nous observons la plus grande rigueur de sélection sur le critère de la dysplasie, afin qu’elle ne soit pas transmise à la descendance.


CONSEILS PRATIQUES

RÈGLES DE SÉCURITÉ

JEUNES ENFANTS

Ne laissez jamais chien et jeunes enfants ensemble sans surveillance : tout peut arriver une fois que vous avez le dos tourné. De la même façon, ne laissez pas un chiot seul avec un chien adulte, même si celui-ci est habituellement gentil avec les autres chiens : des accidents arrivent parfois dans ces conditions, provoquant la mort du chiot.

Le lieu de couchage de votre chien a un caractère sacré pour lui, il a conscience que cet espace lui appartient et ce « coin » est nécessaire à son bien-être : ne laissez jamais des enfants s’y installer, il pourrait mal interpréter cela et réagir. Votre chien ne doit pas y être dérangé : par personne.

RESPONSABILITÉ CIVILE

ASSURANCE

Au sujet de votre responsabilité civile, concernant d’éventuelles nuisances commises par votre chien et quelle qu’en soit la nature, voici ce que dit la loi :

– Code Civil - Article 1242 (extrait) : On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l’on a sous sa garde.

— Code Civil - Article 1385 : Le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert, pendant qu'il est à son usage, est responsable du dommage que l'animal a causé, soit que l'animal fût sous sa garde, soit qu'il fût égaré ou échappé.

Pensez à vérifier auprès de votre assurance que vous êtes effectivement couvert s’il advenait que votre chien commette des dommages.

PANNEAU DE SIGNALISATION

Poser un panneau sur votre portail, indiquant « attention au chien » n’est pas obligatoire, mais c’est vivement recommandé. Si quelqu’un entrait chez vous sans que vous ne l’ayez invité, se faisait agresser par votre chien et portait plainte, ce panneau vous serait d’un grand secours pour vous défendre devant la justice. Il est souhaitable d’y indiquer que le chien est un Berger Allemand, ou mieux, qu’un dessin le représente. Bien entendu, ce panneau doit être clairement visible. N’indiquez pas « chien méchant » : on pourrait vous reprocher de détenir sciemment un chien agressif et dangereux.


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