Copyright G. & P. Koutzenko

LANGAGE
PROPRETÉ
ÉDUCATION DE BASE
CHOISIR SON CHIOT
ERREURS À NE PAS FAIRE
RÉCOMPENSE
SORTIES
SOINS
ALIMENTATION
EN VOITURE
CRISES
PREMIERS JOURS
PUNITION
SOCIALISATION
CARACTÈRES

Aimer son chien et souhaiter qu'il soit heureux, c'est avant tout le respecter. Or, ceci est impossible si l'on ne sait pas ce qu'est véritablement un chien. Son fonctionnement physiologique, ainsi que sa psychologie, sont bien spécifiques à son espèce. Le prendre pour un enfant, c'est lui manquer de respect, car c'est ignorer ce qu'il est réellement. Ses besoins sont bien différents de ceux d'un être humain. De même, le chien comprend beaucoup de choses, mais pas du tout à la manière d'un enfant.

Il est par conséquent essentiel de ne pas traiter son chien comme "un enfant à qui il ne manque que la parole". C'est presque toujours lui, qui, au final, fera les frais de cette erreur.-------------------------------

AIMER ET RESPECTER SON CHIEN

SOCIALISATION

La socialisation c’est l’apprentissage du langage et du code de relation, envers les autres chiens et envers l’homme. Elle est fondamentale pour le comportement ultérieur du chiot. Elle se fait entre quatre et seize semaines. Les semaines huit, neuf et dix sont une période de crainte au cours de laquelle la peur de la nouveauté se développe ; il faut alors proposer progressivement des situations nouvelles. Il suffit qu’au cours de cette période le chiot ait des contacts réguliers avec d’autres chiens dont il prendra les traits comportementaux, et avec l’homme, pour que la socialisation puisse se faire. Il doit apprendre à connaître homme, femme, enfant, grâce à des contacts (caresses), des jeux, et pas seulement le repas. Il s’adaptera mieux à la société s’il est confronté très tôt à un milieu riche en situations variées.

Un chiot bien socialisé fait très bien la différence entre l’homme et ses congénères.

CARACTÈRES

On reconnaît cinq tendances de base dans le caractère des chiens : rebelles, autonomes, obéissants, soumis, craintifs. L’exemple maternel, le contact humain et l’éducation, vont infléchir ces tendances en les aggravant, les stabilisant ou les neutralisant.

La formation du caractère se fait entre un et trois mois. Pour que le chiot s’adapte à d’autres chiens ou d’autres animaux il suffit qu’il ait un contact régulier avec eux. De même pour qu’il admette homme, femme et enfant. Quelques minutes de jeux suffisent chaque jour.

Être attentif aux besoins caractéristiques de son espèce fera du chien un animal équilibré. Il doit aussi pouvoir participer à certaines activités.

RÈGLES ÉDUCATIVES

L’hérédité, les apprentissages et le milieu de vie sont les trois facteurs déterminants du comportement. Les chiens ont des comportements innés mais ils doivent aussi en apprendre d’autres pour vivre en société.   

Le chiot n’est pas un enfant, il ne comprend pas le langage verbal mais le ton, les gestes, les postures ou les mimiques.

Il n’y a pas de concept mémorisé, le chiot ne peut pas rattacher son action à l’interprétation du maître s’il y a un temps de décalage, même léger, dans le temps : intervenir au moment de l’action ou pas du tout.

Par contre il mémorise très bien l’immédiat, mais il faut répéter souvent  certaines choses, d’autres étant acquises très vite. L’éducation s’entretient tout au long de la journée et de la vie du chien, il est nécessaire de répéter les apprentissages de temps en temps.

Un chien a besoin d’autorité et de routine pour se sentir à l’aise. La liberté et le changement sont des notions humaines qui le déstabilisent. Sa joie, son besoin profond, c’est l’attention du maître. Le reste a relativement peu d’importance.

Le chien identifie la famille de ses maîtres à une meute au sein de laquelle il y a forcément un ou des chefs. Il doit être soumis à chacune des personnes qui composent la famille, cette soumission étant indispensable à son apprentissage. Une éducation laxiste peut amener n’importe quel chien à dominer son maître.

C’est le maître qui garde l’initiative des activités pratiquées avec le chien, ainsi que du moment des caresses. Un chien trop envahissant doit être repoussé quand il gêne.

Les ordres appris au chien doivent être courts et simples, l’intonation de la voix sèche et ferme, sans crier. Cela doit se faire dans un climat de confiance et de patience mais avec fermeté. Il ne faut pas espérer apprendre un ordre à un chien en une seule fois ; plusieurs séances (de dix à quinze minutes), plusieurs fois par jour, seront nécessaires. Insister jusqu’à ce que l’ordre soit exécuté et récompenser aussitôt que le chien a obéi.

RÉCOMPENSE

Elle doit être immédiate sinon le chien ne saura pas pourquoi il est récompensé.

S’occuper de lui : c’est le principal, c’est la meilleure récompense.

Parler : les mots n’ont pas de sens mais la voix si. Une voix aigüe, syncopée, l’inquiète, le trouble et l’irrite. Une voix calme, ferme ou neutre l’apaise.

Caresser : tapoter les flancs ou le dos c’est la caresse normale de satisfaction. Caresser sur la tête et le cou cela témoigne de l’autorité, signifie : « c’est bien mon chien ». Sous le cou, c’est une « supercaresse » à réserver aux cas qui le méritent. Les caresses trop ou trop peu appuyées, sans joie manifeste, peuvent le troubler.

Donner une friandise : une croquette ou un petit morceau de son aliment favori conviendront. Cette récompense renforce les autres.

Faire la fête : c’est le summum des récompenses, très motivant pour le chien. La joie du chien, c’est la joie du maître, exprimée par des rires bruyants, des gestes des bras, des postures, des mimiques, sauts de joie, etc. Aller jusqu’au ridicule, c’est normal pour lui !

PUNITION

Elle doit être immédiate sinon le chien ne saura pas ce qu’on lui reproche.

Utiliser la voix : parler sec, net, avec autorité, sans long discours, sinon cela devient une récompense.

Gronder : menacer de la tête en se penchant vers lui, en le fusillant du regard, en levant la main.

L’ignorer : la vraie punition c’est l’ignorer ostensiblement, le bouder, l’isoler durant un quart d’heure environ. Ne pas céder trente secondes plus tard en disant « c’est fini » avec des caresses !

Frapper : peu utile car le chien aime les bourrades. Il est possible de donner une tape sèche suivie d’ordre d’obéissance. Un éventuel objet ne doit servir qu’à menacer, pas à frapper. Quelques feuilles de journal roulées en guise de bâton peuvent parfois aider à se faire obéir.

Battre son chien, c’est en faire un être agressif, dangereux, qui pourra se retourner contre son maître.

Secouer : par la peau du coup, c’est une punition grave, sévère, qui peut marquer longtemps. À ne faire que dans les cas graves.

Dès que le chien a compris et qu’il abdique, arrêter aussitôt, sinon c’est le dresser à désobéir. S’il tend le cou, se met sur le dos, tend timidement une patte, c’est qu’il cède.

Par contre, s’il proteste en grondant, se penchant en avant, appuyant ses pattes sur son maître, urinant de défi : ne pas tolérer cela. Punir aussitôt en le secouant, l’isolant et l’ignorant.

Le punir c’est : le bouder, l’isoler, l’enfermer.                 

ERREURS À NE PAS FAIRE

Punir son chien quand il revient après avoir refusé d’obéir, c’est le dresser à recommencer. Si le maître appelle son chien longtemps sans succès, l’impatience peut le gagner : lorsqu’enfin l’animal se décide à revenir, il convient de ravaler aussitôt son irritation, (le chien discerne très bien la contrariété) et de le récompenser. S’il associe le retour vers son maître à une joie, il aura envie d’obéir quand on l’appelle ; à l’inverse, s’il est grondé ou puni, s’il sent que son maître est fâché, la fois suivante il repoussera le moment de le rejoindre.

Frapper, gronder ou punir son chien quand il a fait ses besoins  ou toute autre bêtise en l’absence du maître, c’est le dresser à recommencer. Comme on l’a déjà expliqué, un décalage même léger dans le temps empêche le chien de faire le rapprochement entre la réaction de son maître et ce qu’il a fait. Il ne comprend pas ce qu’on lui reproche, même si on lui met le nez dans ses excréments. Il se rend bien compte que son maître est fâché de trouver des déjections, mais en aucun cas ça ne signifie pour lui qu’il ne doit pas faire ses besoins dans la maison. Il en va de même pour toute autre bêtise faite hors de la présence immédiate de son maître.

Ne pas le réprimander aussitôt quand il fait une bêtise devant son maître, où le gronder gentiment, c’est lui dire qu’il a le droit d’agir ainsi !

Le laisser libre de faire ce qu’il veut, ne pas le commander, le choyer excessivement sans motif. Dans ce cas, il prendra son maître pour un incapable, puis pour son chiot, et il le traitera comme tel, en grondant, en mordillant, et, si le maître ne comprend pas, en mordant. Bientôt il attaquera l’entourage du maître quand il croira que celui-ci est menacé, puis enfin son maître.

Croire être compris par son chien en interprétant ses gestes à tort.        

L'homme peut penser « chien » mais le chien ne peut pas penser « homme ».                                                                                      

LANGAGE

Le chien comprend l’humain grâce à la position du corps, des mains, l’expression des yeux, l’intonation de la voix, les gestes. C’est tout cela que le chien voit, y compris ce que l’on croit cacher. On ne ment pas à un chien.

Le chien réagit avec la queue, les oreilles, le poil, le rictus, les positions du corps, les gestes. C’est tout cela qu’il faut connaître. Un inconnu qui le regarde en face, se penche, fait un geste brusque, une amorce de caresse, crie, trébuche, tout cela peut être interprété par un chien comme une menace qui peut entraîner sa fuite ou son attaque. Quelqu’un qui a peur ne doit jamais insister avec un chien car celui-ci le sait.

CRISES

Tout comme l’homme le chien a ses problèmes.

Trop jeune, il ne sait pas ce qu’il a le droit de faire ou ce qui est interdit. Penser à lui apprendre ce que l’on exige de lui, avant de le gronder ! Il ne souhaite qu’obéir, c’est une de ses grandes joies, car pour lui c’est vraiment aimer.

Au printemps ou à l’automne il peut être énervé par la saison sexuelle, prendre son maître pour un rival ou un partenaire si son comportement par rapport à lui a manqué d’autorité. C’est un signe de l’incapacité du maître, pas de la sienne.

Les changements l’inquiètent. Il faut savoir le rassurer dans les situations inhabituelles, quand on reçoit des inconnus par exemple. Si l’on est inquiet, tracassé, il le sait et aura tendance à protéger son maître des autres, parfois de façon agressive. Faire attention à cela.

S’il fugue et s’en va, c’est généralement qu’il ne se sent pas en sécurité chez son maître.

S’il aboie tout le temps, fugue, démolit tout, c’est qu’il est malheureux.

Il faut apprendre à « penser chien ».

CHOISIR SON CHIOT

Tout d’abord, le choix d’acquérir un chien ne se prend pas à la légère et doit être mûrement réfléchi. Une fois cette décision prise, certaines questions s’imposent.

Quelle race choisir ?

La fonction qui a façonné une race continue de déterminer certaines particularités comportementales. Il est recommandé de bien s’informer et d’opter pour une race possédant des caractéristiques compatibles avec le mode de vie, la psychologie, les souhaits et les possibilités des futurs propriétaires. Ne pas choisir une race parce qu’elle est à la mode, par exemple.

Pour quel sexe opter ?

Le choix du sexe est plus une décision personnelle du futur propriétaire qu’un impératif. De façon générale, chez le Berger Allemand, le mâle est plus indépendant, plus difficile au dressage; il réclame donc un rapport éducatif fondé sur la fermeté et la sévérité. Les femelles montrent souvent une sensibilité plus grande et un caractère plus ouvert; en famille, elles sont généralement plus calmes et plus douces que les mâles. Elles ont aussi tendance à se montrer plus protectrices par rapport au foyer et à la famille.

Où trouver son chien ? Plusieurs solutions existent.

- Les marchés : ils n’offrent aucune garantie concernant les antécédents du chiot et il sera difficile de retrouver les vendeurs si le chiot présente une tare ou un quelconque vice rédhibitoire.

- Les magasins spécialisés : ils sont également dans la plupart des cas à proscrire. Les chiots proviennent parfois d’élevages peu scrupuleux et peuvent de ce fait présenter une santé déficiente. De même, leurs conditions de vie sont souvent médiocres : les cages sont assez souvent mal adaptées. Il n’est pas rare que les chiots ne sortent pas et ne suivent pas le développement comportemental normal à tous leurs congénères. Ils présenteront alors probablement des troubles du comportement dans le futur. (Il existe toutefois certains magasins spécialisés qui présentent les garanties nécessaires).

- Les éleveurs : il est toujours préférable de prendre son chiot chez un éleveur. La liste peut être fournie par les associations canines, les vétérinaires, les clubs de race et de nombreux sites internet. Là, il sera possible de voir dans quel environnement le chiot s’est développé, et de se renseigner précisément sur les caractéristiques de la race. Quel que soit le lieu d’acquisition, il est important de se déplacer pour voir le chiot avant de s’engager à l’acheter.

PREMIERS JOURS

À son arrivée, il faut laisser le chien faire connaissance avec son nouvel environnement en le surveillant discrètement. Cela doit se faire dans le calme, en présence de sa nouvelle famille (hommes et animaux) et sans personne d’autre. En général, une ou deux journées sont nécessaires pour son adaptation. Il choisira rapidement les endroits où il se sentira le mieux. Cependant, il ne faut pas le laisser faire n’importe quoi sous prétexte qu’il est jeune, ou, s’il est plus âgé, qu’il doit prendre ses repères. Son éducation commence dès le jour de son arrivée. En effet, le chien sait très vite faire la différence entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Par exemple, si on tolère qu’il s’installe sur le canapé ou dans le lit dans les premiers temps, il sera difficile, voire impossible, de l’en déloger quand la petite boule de poils du début se sera transformée en un gros chien de quarante kilos. Il est essentiel d’être toujours cohérent et de ne pas autoriser un jour quelque chose qui est habituellement interdit.

C’est pourquoi il est important de montrer au chien qui est le maître dans la maison en lui interdisant de monter sur les lits et en lui attribuant ses propres jouets. Il faut aussi lui interdire de venir quémander de la nourriture et lui donner à manger après ses maîtres. Sa place pour se coucher (un tapis ou une niche) doit être située de préférence loin des portes et des fenêtres, de sorte qu’il n’ait pas l’impression de contrôler les allées et venues dans la maison. Cependant cet endroit doit être un coin tranquille où il peut se reposer. Ce lieu est « sacré » pour lui, l’y laisser en paix, ne pas laisser des enfants investir cet espace.

PROPRETÉ

Si les conditions du début de sa vie ont été correctes, en arrivant à la maison un chiot est déjà naturellement propre en ce qui concerne son lieu de couchage. Par contre, il ne reconnaît pas les tapis ou le carrelage comme des lieux à laisser propres.

Durant les premiers jours il faut sortir le chien le plus souvent possible, par exemple toutes les heures (sauf s’il dort), et impérativement après les repas, au réveil et après les séances de jeu. L’amener là où il doit faire, de préférence toujours au même endroit. Attendre et une fois que le chiot a terminé de faire ses besoins, le féliciter copieusement avec des caresses et une récompense ; ne pas craindre de paraître un peu ridicule, l’important c’est qu’il sache que l’on est vraiment content de lui. En profiter pour faire de temps en temps une petite séance de jeu ou une petite balade, cela lui permettra de ne pas assimiler « faire ses besoins » et « rentrer à la maison », auquel cas il pourrait se retenir pour repousser le retour le plus longtemps possible.

S’il fait à la maison devant son maître : le gratifier d’un « non » ferme et l’amener immédiatement  là où il doit faire. Par contre s’il vient juste de faire mais qu’on ne l’a pas pris sur le fait, faire semblant de n’avoir rien vu. Ne jamais le gronder dans ce cas, il ne comprendrait pas et cela retarderait son acquisition de la propreté. Éloigner le chien, ne pas nettoyer devant lui.

Certains utilisent la méthode « du journal » : placer un papier journal dans un endroit calme, et dès qu’il se met en position de déféquer, le prendre par la peau du cou en disant « non » et l’amener sur le papier journal. Là, une caresse en disant « c’est bien » lui fera comprendre et intégrer l’action demandée. Au fur et à mesure, le journal sera rapproché de la porte puis sorti à l’extérieur à fin que le chiot finisse par demander à sortir pour faire ses besoins.

L’acquisition de la propreté demande plus ou moins de temps selon le caractère du chiot, son âge et son environnement.

ALIMENTATION

Le chien a besoin d’avoir en permanence de l’eau fraîche à sa disposition, il doit pouvoir boire à volonté.

Il est préférable de donner sa nourriture à un Berger Allemand adulte en deux repas, une ration volumineuse donnée en un seul repas pouvant provoquer une torsion d’estomac. Pour les mêmes raisons il ne faut pas remplir son estomac juste avant une activité intense.

Les besoins énergétiques du chien varient en fonction de son poids, de son activité et de la température de son milieu de vie. La quantité d’aliment distribuée quotidiennement sera donc déterminée en fonction de ces critères. Une activité plus importante ou un froid plus intense augmentent ses besoins. Dans tous les cas se référer aux indications données sur l’emballage de l’aliment. Mieux vaut opter pour un aliment haut de gamme étudié pour garantir l’apport nutritionnel convenant précisément au besoin du chien et ne nécessitant par ailleurs aucun supplément.

Si l’on choisit de donner une ration ménagère, l’alimentation du chien doit impérativement comporter : viande ou poisson + légumes + riz ou pâtes (très cuits) + vitamines + sels minéraux. Il faut varier les ingrédients et ajouter les vitamines et les sels minéraux. Doser ces éléments convenablement afin qu’il n’y ait ni insuffisance ni excès dans les apports nutritionnels et que l’alimentation du chien reste parfaitement équilibrée ; le mieux est de s’informer auprès de son vétérinaire.

Il n’est pas conseillé de changer brutalement l’alimentation du chien ; procéder progressivement sur une semaine environ.     
  
Il doit manger après ses maîtres comme cela se passe dans une meute où le chef mange en premier. Le faire manger avant soi c’est lui dire : « c’est toi le chef ».

Quand il mange le chien doit accepter que son maître touche à sa gamelle. Cela est d’autant plus important si la famille compte des enfants en bas âge. Aussi dès l’arrivée du chiot il faut interrompre le repas en levant la gamelle, le faire asseoir puis la lui redonner, ou bien mettre la main dans la gamelle sans que cela ne déclenche des grognements. Faire cela de temps en temps si tout se passe bien, insister davantage si le chiot manifeste son mécontentement par de l’agressivité. Cet apprentissage peut parfois demander un peu de temps compte tenu de l’appétit féroce des jeunes chiens, mais il est indispensable pour garantir la notion de hiérarchie.

Ne pas donner les repas à heures fixes mais au moment décidé par le maître, cela évitera que le chien ne commence à réclamer sa nourriture dix minutes avant l’heure précise. Aussi il ne sera pas perturbé quand un évènement quelconque viendra modifier l’horaire habituel du repas.

ÉDUCATION DE BASE

Elle est indispensable pour la vie en société. Quatre ordres doivent être appris au chiot au plus tôt : ICI ou AU PIED, ASSIS, COUCHÉ et PAS BOUGER. Le « pas bouger » est plus difficile, demande davantage de temps et s’obtiendra quand le chiot sera un peu plus grand.

Le chiot devra aussi apprendre la marche en laisse, la marche sans laisse, le rappel, à ne pas sauter sur les gens et à faire ses besoins dans les endroits appropriés.

En cas de difficultés pour éduquer son chiot, s’adresser à un club d’éducation canine ou à un éducateur professionnel.

>> À SAVOIR:

- Pour le faire revenir vers soi, s’accroupir en tapant dans ses mains ; s’il n’obtempère toujours pas, partir en courant dans l’autre sens.

- Pour qu’il accepte des personnes qui lui sont étrangères, simplement le laisser les flairer.

- Pour le faire accepter parmi d’autres chiens, caresser les autres, pas lui.

- Pour que tout se passe bien quand on doit le laisser seul à la maison il faut l’habituer progressivement à rester seul dès le début.


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SORTIES

Le Berger Allemand a besoin de rencontrer régulièrement d’autres êtres vivants, d’explorer un territoire. Qu’il soit en appartement ou en pavillon il ne peut se contenter d’une sortie hygiénique de cinq minutes ou rester toujours cloîtré dans un jardin. Une promenade d’une heure par jour lui permettra de se dépenser et de cultiver ses relations sociales avec ses congénères. Tous les week-ends, de grandes balades d’au moins deux heures dans de grands espaces permettront au chien de casser son rythme quotidien ainsi que de rencontrer de nouveaux environnements. Pour le jeune chiot opter pour plusieurs promenades courtes, il fatigue vite. La durée des sorties pourra augmenter au fur et à mesure que le chiot grandit.

Les sorties en ville nécessitent le respect de certaines règles de société. Le chien doit impérativement être tenu en laisse avec un collier et marcher le long des jambes de son maître. Il ne doit pas aboyer sur les gens et encore moins sauter sur eux ou sur les autres chiens. Noter que tout le monde n’apprécie pas les chiens et que pour certains, le Berger Allemand provoque d’ailleurs une certaine peur. Par ailleurs, le chien doit faire ses besoins dans un endroit prévu pour lui, sinon ramasser les déjections avec un petit sac plastique.

Au retour des promenades, le chien doit faire l’objet d’une inspection systématique. S’assurer surtout du bon état des coussinets, et de l’absence de tique ou d’épillet.

EN VOITURE
  
Cela ne pose aucun problème au chien de voyager en voiture, le mieux étant de l’habituer dès son plus jeune âge. Lui donner à boire normalement mais le nourrir très légèrement dans les heures qui précèdent le voyage. Il arrive qu'un chien ait le mal du transport, on peut alors lui administrer un médicament avant le départ; demander conseil à son vétérinaire. Le chien doit être maintenu à l’arrière par un dispositif approprié. Il existe des harnais que l’on peut fixer à la ceinture de sécurité. L’idéal est la cage de transport ; les chiens s’y sentent particulièrement bien, ils y sont en sécurité et s’y plaisent beaucoup. Concernant la taille de la cage, elle doit permettre au chien de s’y tenir debout, de s’y retourner et de se coucher ; elle doit par ailleurs être aérée sur plusieurs côtés. Ne pas laisser le chien mettre la tête à la fenêtre sous peine de provoquer une irritation de l’œil et de l’oreille. Il est interdit d’enfermer complètement un chien dans le coffre de la voiture à cause des réels risques d’asphyxie. En cas de long trajet il convient de s’arrêter toutes les deux ou trois heures faire de petites promenades pour permettre au chien de se dégourdir les pattes, de faire ses besoins et de boire.

Ne jamais laisser un chien enfermé dans un véhicule garé au soleil, l’habitacle de l’automobile pouvant atteindre assez rapidement jusqu’à 70°C. Le coup de chaleur provoqué alors est très dangereux, voire mortel pour le chien. 

SOINS

Afin de prévenir certaines maladies quelques règles d’hygiène sont à respecter.

>> Le pelage des Bergers Allemands doit être entretenu par un brossage effectué chaque semaine. En période de mue (printemps et automne) il doit être brossé tous les jours afin de le débarrasser des poils morts.

>> Le bain ou shampoing ne doit pas être fréquent, pas plus d’une fois tous les deux mois, car il ôte la couche huileuse secrétée sur tout le corps, qui sert de protection contre le froid et surtout contre la pluie. Cependant, si le chien s’est roulé dans un endroit nauséabond, par exemple, un bain s’avèrera efficace pour faire disparaître les mauvaises odeurs.

>> Vérifier le pelage du chien après les sorties durant lesquelles le chien a pu aller dans l’herbe afin de détecter l’éventuelle présence de tiques ou d’épillets.

>> Les épillets proviennent des graminées et se présentent sous la forme de harpons microscopiques qui se fichent dans les tissus provoquant de graves lésions. Ils doivent être retirés à l’aide d’une pince à épiler ; si c’est trop douloureux pour le chien, l’intervention d’un vétérinaire sera alors nécessaire.

>> Les tiques sont des acariens qui commencent leur vie au sol puis s’ancrent sur la peau des mammifères ou autres espèces, se nourrissant de leur chair et de leur sang. Ces parasites peuvent transmettre à leur hôte des maladies graves. Les tiques doivent être ôtées grâce à de petits crochets spéciaux disponibles chez le vétérinaire.

>> Contrôler également régulièrement l’éventuelle présence de puces ; celles-ci provoquent des démangeaisons mais aussi des réactions allergiques. Un traitement est nécessaire environ tous les deux mois. Il faut aussi traiter l’environnement (sol, panier, etc.) ainsi que les autres animaux de compagnie. Durant l’été choisir de préférence un produit qui traite à la fois contre les tiques, les phlébotomes (un minuscule moustique qui transmet la leishmaniose, maladie mortelle) et les tiques. Prendre un antiparasitaire « combo » qui tue aussi les œufs. Il est conseillé d’alterner la marque des produits pour plus d’efficacité. 

>> Si le chien s’est baigné dans une rivière ou dans la mer il est nécessaire de le rincer soigneusement afin d’éliminer les particules irritantes qui se déposent sur son pelage.

>> Les coussinets doivent être inspectés après les sorties pour voir s’ils n’ont pas été abîmés par des éléments coupants ou piquants, auquel cas il faudra les soigner.

>> Il arrive quelquefois que l’usure naturelle des griffes soit insuffisante, il sera alors nécessaire de les couper avec un coupe-griffes ; s’adresser à son vétérinaire afin de savoir comment procéder et de ne pas abîmer les pattes du chien.

>> Les organes génitaux et l’anus sont à surveiller régulièrement : ils doivent être propres, toute existence d’écoulement doit être contrôlée par un vétérinaire. La présence de « grains de riz » blancs autour de l’anus révèle que l’animal est infesté par des vers. Il faut alors vermifuger le chien. En règle générale, on doit administrer au chiot de deux à six mois du vermifuge tous les mois ; on en donne au chien adulte deux fois par an. Alterner les marques de vermifuge pour obtenir davantage d’efficacité.

>> Le nettoyage des oreilles doit être effectué environ tous les quinze jours. Se procurer en pharmacie une solution adaptée aux oreilles du chien. Si le chien se gratte fréquemment l’oreille cela peut être une gale d’oreille, consulter le vétérinaire.

>> Les yeux doivent être brillants, humides, sans écoulement visible au coin interne de l’œil. Il est tout à fait possible de nettoyer les yeux du chien avec une solution oculaire achetée en pharmacie.

>> Les babines doivent être propres. Toute apparition de rougeurs ou de crevasses nécessite des soins.  

>> Le Berger Allemand comme tous les grands chiens est sujet à la dysplasie : c'est une anomalie de développement de la hanche qui mène éventuellement à la dégénérescence de celle-ci. Elle provoque alors des douleurs qui font boiter le chien. On ne connaît pas totalement les causes de cette maladie, mais certains facteurs ont tout de même été identifiés : l’hérédité et l’environnement.

- Concernant l’hérédité, il convient de s’assurer lorsque l’on achète un chiot qu’il est issu de parents sans dysplasie (les élevages membres de la S.C.B.A. sont une garantie).

- Pour ce qui est de l’environnement, la maladie peut survenir à la suite d’efforts trop importants pendant la croissance, d’une trop grande prise de poids ou d’une alimentation de mauvaise qualité. Il s’agit donc de ne pas faire courir le chiot longtemps, de ne pas lui faire monter et descendre les escaliers et de  bannir les sauts avant l’âge d’un an (attention aux montées et descentes de voiture). De même, il faudra veiller à donner un aliment de bonne qualité et à ne pas suralimenter le chien.
 
>> Il est important de savoir observer son chien et de remarquer rapidement toute attitude ou comportement anormal susceptible d'être le symptôme d'une maladie. S'il est abattu, s’il ne réagit pas quand on prend sa laisse, c’est qu’il est probablement malade. S’il tremble, il a peut-être de la fièvre. En cas de doute ne pas hésiter à prendre la température rectale du chien : la température normale du chien se situe entre 38,5°C et 39°C. Si l’on constate une température inférieure à 38°C ou supérieure à 39,5°C, il faut consulter un vétérinaire.

>> Le chien peut contracter des maladies contagieuses, parfois mortelles. Certaines de ces maladies peuvent être prévenues par des vaccins, c’est pourquoi il est important de faire vérifier régulièrement par son vétérinaire que les vaccins du chien sont bien à jour.

RÉFÉRENCES : "Comprendre son Chien et Éviter les Ennuis" GUY QUEINNEC (1932-2000) (Docteur Vétérinaire, Professeur de Zootechnie de l’École Vétérinaire de Toulouse, Fondateur de la Société Francophone de Cynotechnie) / "Encyclopédie Royal Canin du Berger Allemand"

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